Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Diarrhée pas que verbale.

A s’approcher trop d’une flamme on se brûle. Une charmante caissière, nourrit au Mac Do et au coca, esclave d’une grande chaîne de distribution, reposait sur son siège. Tout son corps semblait vouloir dégouliner vers le sol et s’y répandre. Ses yeux rougis par la fièvre luttaient contre le sommeil. Nos regards se sont croisés, moi bien portant compatissant à son sort, elle, le comprenant me sourit avec effort. Nos dermes se sont touchés par l’intermédiaire de mes achats défilant devant le lecteur de code barre. Dans mon cabas, j’emportais avec moi un peu d’elle. Est-ce ainsi que naît l’amour, Cupidon avait-il décoché sa flèche ? Ce matin j’ai les yeux rouges, affalé sur mon siège, atone, je pense à elle, nos destins sont liés pour quelques jours. Cupidon n’est pas en cause, nul besoin d’un diafoirus pour diagnostiquer mon mal, ce sont les germes de cette dulcinée de grandes surfaces qui ont envahi mes entrailles, mes viscères et qui me tordent les boyaux. Une gastro-entérite sème la confusion, le mot est faible, dans mes intestins. Je pourrais m’arrêter là et vous épargner la suite, je pourrais ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin.

Nous sommes revenus dans la marina de Carrickfergus. On nous a alloué une place à l’abri du vent qui monte, qui monte. Parqués entre deux bateaux à moteur nous ôtant toute vue latérale, devant nous une digue artificielle en pierres nous condamne aussi le panorama, vive les parkings à bateaux. Tant pis pour vous, il ne me reste que l’écriture. Dans la nuit une tempête intérieure monte, monte elle aussi. Des spasmes me secouent, je crains qu’à tout moment les portes de l’écluse ne se rompent provoquant un éclusage involontaire, en gros je crains pour mon pantalon. Je me lève, m’habille fébrilement et sors, le froid me saisit. Je marche à grandes enjambées sur le ponton puis plus doucement et enfin à touts petits pas, le cul serré comme un mannequin lors d’un défilé. Non, je ne défile pas, je me défis, Il est trois heures du matin et personne pour m’applaudir. Mes aspirations, mes pensées sont plus terre à terre, atteindre sans dégâts collatéraux les toilettes de la marina. J’ai peur de n’arriver point à bon port. Que sont longs ces pontons, sommes-nous peu de choses. Je me remémore ce proverbe Français : inutile d’apprendre à chier à qui, a la diarrhée.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article