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Le soleil, le soleil !

Premier soleil Hammerfest 2018.

 

- Pas besoin de crier comme ça.

- Oh si, le soleil est de retour.

Le 30 janvier nous avons revu avec grand plaisir le soleil pour la première fois de l’hiver.

Aujourd’hui, les jours rallongent à grands pas comme pour rattraper le retard accumulé. Grande luminosité de sept à seize heures et bientôt le soleil de minuit. Ce phénomène est magique, électrisant, nous nous demandons si c’est psychologique ou si les éléments sont véritablement transformés.

Les paysages lactés, qui nous ravissaient, sont sublimés par cette lumière qui nous faisait défaut. Nos randonnées nous entraînent sur les hauteurs pour jouir du couchant, bien que ce soleil ne s’élève point     très haut, engourdi qu’il est de sa longue sieste hivernale.

Nous frémissons déjà de repartir mais, si le jour est de retour, le froid est toujours bien présent, certains pêcheurs attendent que ce soit moins piquant pour sortir, nous patienterons aussi.

En attendant, comme sangsues assoiffées, nous absorbons tout le charme du Finnmark, les paysages changeant constamment, un jour de la neige, le lendemain il glacera, après-demain dégel. Incessant va et vient qui, comme la marée transforme ce décor bucolique et maritime.

Pour couronner le tout, un jaseur boréal est venu se donner en spectacle.

 

                                                                      Jaseur boréal

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Photo Anne

Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !
Le soleil, le soleil !

              Ouverture de la chasse

 

Depuis quelques jours, nous nous passionnons pour la chasse.
Chasse à l'affût, ou aux débusquer lorsqu'il fait trop froid.
L'affût, se pratique généralement debout ou si un banc se présente, se dévoue, nos derrières, le privilégient. Ainsi, le dos calé, les jambes reposées, nous pouvons guetter plus longtemps. 
Le débusquer, se pratique comme son nom l'indique en avançant ce qui permet de se réchauffer un peu. Le plus, souvent nous alterneront les deux.
Vers 20 h 30, 21 heures, Anne, son calibre 154.8 sous le bras, moi, mon 35 mm à la main, emmitouflés jusqu’aux oreilles, nous sortons dans la nuit froide.
Notre appli. Sur, Android, nous, annonce, nous prévoit, nous promet un indice KP optimiste, sinon nous n’aurions pas sorti notre équipement, ni nos corps frileux. C’est qu’il pince bigrement dehors, moins dix avec une petite brise qui vous gèle les sinus, vous fige les zygomatiques dans leurs dernières expressions. Ne parlons pas des mains, des pieds, des mollets qui n’ont rien de mollets, durs comme de l’œuf trop cuit. 
Patience. Un chasseur émérite nous confie son secret « To be endlessy patient »
Nous en avons de la patience quand il fait beau et chaud. Nous en avons de la patience devant une tasse de thé ou de café et un grand feu de bois.
De ma lointaine Bretagne, je m’imaginais, arrivant sous ces hautes latitudes, 70° nord, quêter depuis le hublot du bateau, juste surveillant par celui-ci le moment propice, bien à l’abri, bien au chaud. Il n’en est rien, il faut payer de sa personne, tout se mérite et n’en a que plus de beauté. Heureusement, point besoin d’attendre longtemps avant de décrocher nos premiers shoots. Pourtant, bien vite nous abandonnons nos appareils pour contemplés, juste savourer. Encore sous le coup de l’émotion, l’adrénaline nous a réchauffée, nous ne sentons plus qu’une délicieuse extase. Déjà, nous imaginons nos trophées, accrochés aux murs de notre chaumière, qui n’existe que dans nos rêves mais qu’importe. Nous avons emprisonné à jamais dans nos appareils photographiques ces merveilles de la nature qui n’aiment pas à être enfermés, expression même de liberté. Aurores boréales, apparaissant, disparaissant au gré des vents solaires, nous laissant subjugués par tant de majesté.

 

 

 

 

 

 

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Martine POCHIC ROUSSE 25/02/2018 18:14

C'est avec toujours autant de plaisir que nous vous lisons, continuez, alors, bises !

Ghislaine jean 24/02/2018 22:24

Anne et J.Pierre bonjour,
Quel beau partage, c’est tout simplement magnifique, magique, féerique....vous nous transportez. Merci
Ghislaine Jean

ANNE ET JP 25/02/2018 10:31

Merci Ghislaine de nous encourager à poursuivre ce blog.