Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Tempête

Pour un blog sur la mer, je me rends compte que vous devez être quelque peu frustrés.

Pas de coup de vent violent nous expédiant au tapis. Pas de fortune de mer. Pas de tornade dévastatrice, encore que nous en ayons connue, mais jamais relatée. Je vous promets un article consacré à nos déboires passés.

Aujourd’hui, pour vous dédommager, je vous présente Benjamin Furieux, pardon, Ruffieux. Je vous l’accorde c’est facile mais tellement tentant, ressemblant.

Possédé, il est possédé. Je ne dis pas que c’est le diable. Tout son contraire, ouvert, jovial, généreux, mais possédé par la mer, l’aventure, l’art.

Ne dit-il pas la mer est belle, la mer est belle, la mer est belle.

 

Benjamin et trois amis, sont partis à l’aventure sur un voilier de 9 mètres, rapide et très toilé. Pas de moteur, d’enrouleur, de ceci ou de cela, vous l’aurez compris point de superflu. Toutes sortes de destinations, avec un penchant pour l’inacessible et bien entendu la Terre de Feu. C’était hier, en 2010, l’île des Etats, près du Cap Horn.

Ancré au fond d’une baie, la météo Chilienne annonce un coup de chien.

Ils ont, à leur retour, édité un très beau livre que vous pouvez vraisemblablement vous procurer. Je mets tous les liens en fin d’article. En voici un extrait qui commente le début de lourdes péripéties :

(Un vent sans fond, sans fatigue. Un vent qui siffle dans les haubans, fait chanter le mât. Un hurlement constant qui nous rappelle notre poids, bien léger pour cet univers puissant, trop puissant pour nos mains endolories, pour le bateau qui semble vouloir s’envoler comme une feuille.

Dans la soirée, le vent revient nous secouer. On s’accroche, sans fermer l’œil pour la deuxième nuit. Nous sommes, constamment, frappés par des williwaws venant de toutes les directions. Nous mangeons des flocons d’avoine quand un williwaw nous frappe de tribord et couche violemment le bateau à l’horizontal, les flocons finissent au plafond, et moi avec.)

 

S’ensuit une lutte acharnée, les ancres finiront par abandonner et le bateau livré à lui-même jeté à la côte. Ils le sauveront et repartiront.

Pas dégoutés, forts de leurs expériences, ces trois amis et plus, créeront une association « marémotrice » Armerons un nouveau et tout, aussi, puissant voilier. Un 50 pieds open, construit pour la Québec/Saint-Malo et reconditionné par leurs soins. Pour assouvir leurs soifs de mer, ils partagent à bord, des projets sociaux éducatifs, des formations mer, des artistes créateurs. Je connais quelques artistes parmi vous, qui auraient bien leurs couchettes sur Knut, pour une expédition au Svalbard ou autres.

Benjamin a fréquenté un très grand de la voile, Jérome Poncet.

Nous pouvons nous vanter de connaître Benjamin Ruffieux. Même combat, il s’agit bien de combat lorsque les éléments déferlent sur eux. Une expérience que je n’aimerais pas affronter. D’ailleurs nous n’irons pas au Svalbard, trop timides, trop timorés, nous irons aux Lofoten.

 

http://maremotrice.ch/fr/lassociation

 

http://carnets-de-mer.ch/

 

 

                          Tempête
                          Tempête
                          Tempête
                          Tempête
                          Tempête
                          Tempête
                          Tempête
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article