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OCTOBRE 2011 GRANDE BRETAGNE

 

Bonjour à vous tous et désolés de cette longue interruption.

 

 

Mais la vie est si courte et nous n'avons pas le temps de tout faire.

L'année dernière nous envisagions, après les travaux d'entretien et la régularisation de retraite d’Anne, de partir vers l'Espagne.

Nous avons suivi cette maxime : "Va où le vent te porte…!"

 

Après l’inévitable entretien annuel, plus la fabrication d'une nouvelle capote rigide, en polycarbonate. Celle-ci me coûtera moitié moins chère que d'en faire fabriquer une en tissu.

La confection d'un bimini avec récupérateur d'eau de pluie, la bâche fournie par Pierre du trimaran et un super anti-dérapant, donné par Jean-Yves, qui se révèlera vraiment très bien.

 

Fin juin, tout en attendant une fenêtre météo favorable pour descendre vers la Corogne, nous nous promenions vers notre chère Bretagne, découvrant des endroits que nous ne connaissions pas, eh ! oui !…, il en reste encore. Mouillage, toujours aussi dépaysant aux Glénans. Le filet, bien rempli de poissons et crustacés.

Fort-Cigogne-sur-les-Glenans.JPG

 

      CLICQUEZ  SUR LE LIEN CI-DESSOUS.

 

             PHOTOS OCTOBRE 2011  

 

 

 

Le vent ne se décidant pas à tourner, nous fûmes attirés par Lesconil. Jadis, important port de pêche s’ouvrant depuis peu à la plaisance. Nous fîmes la connaissance de trois personnages peu ordinaires. Dans l'ordre chronologique, il y eut  Yvan « le terrible » la quarantaine, un beau voilier de 12-13 mètres en acier qu’il rénove et surtout une formidable appétit de vivre. Le soir même, il nous invite à une soirée moules fritres.

 

Mais entre-temps, nous rencontrons Jean, la soixantaine, grand chef et fin gourmet, il a un très beau plan Vaton en alu de 12-13 m. Il sera, aussi, convié aux moules-frites.


Il se trouve que nous sommes les seuls bateaux à avoir choisi un quai un peu en retrait de la véritable marina, aller savoir pourquoi ?

Nous nous retrouverons le soir devant nos moules-frites, que nous furent obligés de bien arroser tant elles étaient médiocres. Vinrent se greffer à notre table, Jean-Fanch et un autre larron dont je ne me souviens plus le nom. Nos compères avaient de l'expérience et savaient tenir leur chope, quant à nous, nous faisions ce que nous pouvions. Nous nous sommes retrouvés à trois heures du matin, tous les six, à bord du bateau d’Yvan, chantant des chansons de marins.

Le lendemain soir, Jean-Fanch, rencontré la veille, devait se produire sur scène à la Torche, lieu bien connu des véliplanchistes. Excellent guitariste, ils avaient créé avec des copains, il y a de nombreuses années, un groupe « Orphée » ou Breiz Stones. Dissous, pendant leur carrière professionnelle, ils viennent de le remonter avec les mêmes copains. Leur registre, des reprises des Rolling Stones.

Nous pouvions difficilement ne pas y assister surtout que Jean « le gastronome » veut nous y conduire. Nous avons retrouvé les ambiances survoltées de notre jeunesse. Nostalgie, nostalgie… quand tu nous tiens ! Rentrés à trois heures du matin.

Le troisième jour, Jean-Fanch (Keith Richard) nous invite à faire une grillade dans sa très belle maison en bois, esprit marine, cela va de soi, nous terminerons cette soirée au Leskobar qui donnait un concert de jazz. Ce soir-là J-P est rentré bien fatigué.

Le lendemain, nous faisions relâche, en profitant pour aller voir Rachèle à Loctudy, malheureusement, nous ne la verrons pas, ce sera pour une prochaine fois.

 


Nous reprendrons la mer, sans bien savoir où nous allons, emportant avec nous une merveilleuse provision de souvenirs et d’amis.

 

Le courant et le vent nous entraînent vers le raz-de-sein, il n'y a pas de hasard, allons rendre visite à Pierre, vous savez Pierre, de Brest, rencontré l'année dernière. Il vient de subir une grosse intervention, trois pontages et deux valves, ce n'est pas rien !

Il y a deux jours qu'il est sorti de convalescence, nous nous retrouvons avec un plaisir partagé et surpris de sa superbe forme. Impossible de deviner ce qu'il venait de vivre. Nous passerons quelque temps ensemble avant de décider d'aller en Angleterre pour y passer l’hiver, afin d'apprendre l'anglais indispensable pour voyager. Voilà ce que c'est, de se mettre au fond de la classe, près du radiateur qui était un poêle à charbon à l'époque. À moins, que ce ne soit le système d'éducation qui ne nous était pas adapté ?


La veille de notre départ, heureux hasard des rencontres, Stéphanie et Boubou, qui viennent   plonger dans les cailloux bretons, nous font une visite à bord. Les eaux bretonnes, ont dû leur paraître bien froides ayant plutôt l'habitude de plonger dans les eaux chaudes de Thaïlande. Nous ne les reverrons sans doute pas de sitôt car ils partent là-bas pour six mois. Veinards, pensez-vous ? Non, c'est un choix, nous avons toujours le choix mais notre société policée, formatée, nous a fait oublier cette possibilité.


Le lendemain, nous quittons Brest, direction Camaret nous attendrons la renverse du lendemain midi pour franchir le chenal du four, direction Falmouth.


Comme prévu, nous quittons Camaret à midi. La météo annonce du sud-ouest quatre à six beaufort, mauvaise à très mauvaise visibilité et pluie. Pas très engageant mais la route se fera au portant.

Jusqu'à 16 heures nous sommes sur un tapis roulant, vent et courant dans le cul, nous sommes déjà au Four.

À 18 heures, nous sommes en vue du premier rail montant, la visibilité est détestable et la pluie est de la partie. Est-ce pour cette raison ? Mais nous ne verrons pas un bateau, en revanche, nous avons déjà vomi tous les deux. Il n'y a que Kalet à avoir le pied marin.

 

Pour les non-initiés, quelques explications sur les rails de la Manche ou plus exactement sur les couloirs de séparation du trafic maritime.

La Manche est une des mers les plus fréquentées du globe. Le risque d'abordage est si élevé que les gouvernements anglais et français ont créé de véritables couloirs de circulation que les grands navires doivent emprunter obligatoirement dans la Manche.

Couper ses couloirs de circulation où des navires de très gros tonnages naviguent à plus de 20

nœuds, représente le plus gros danger et particulièrement la nuit.

Rappelons que par sécurité, il faut couper les rails de circulation le plus perpendiculairement possible. La bonne méthode, pour le croisement, consiste à viser l'étrave comme pour passer sur l'avant mais de passer sur l'arrière, à petite distance, de manière à disposer d'un temps suffisant pour s'éloigner du rail avant que n'arrive le navire suivant.

La nuit, cette navigation au voisinage des mastodontes de plus de 200 000 tonnes exige une très grande attention.



Nous voici, au deuxième rail il est nettement plus animé. Nous avons les feux d'une bonne dizaine de cargos et nous ne sommes pas trop de deux car la visibilité est vraiment très mauvaise.

Celui-ci passé, je me retrouve seul le reste de la nuit. Anne est allongée, affalée plutôt sur la plage arrière, dans un semi coma, hoquetant, éructant, crachant, bref vous avez deviné.

Je suis malade, moi aussi, mais moins qu'Anne et c’est bien la première fois. Probablement la désensibilisation m’a-t-elle été plus profitable. Mais pardonnez-moi l'expression, j’en chie quand même.


Nous oscillons entre 15-20 nœuds de vent avec des rafales à 25 nœuds, le bateau se comporte admirablement bien.

Quand le mal de mer me laisse une petite rémission, j’assiste à un spectacle sans cesse renouvelé ; à chaque coup de roulis, le feu de mât s’inclinant une fois à bâbord, puis à tribord, ainsi de suite sans jamais se lasser, vient éclairer l’écume des déferlantes bien blanche alors que tout est noir alentour.

 

Kalet restera dehors toute la traversée, dans son panier recouvert d'un ciré, qui fut peut-être efficace au début mais elle a vite été trempée. De temps à autre, elle sortait sa petite tête dégoulinante me regardait, implorant une accalmie mais résignée, se recouchait.

Vers six heures du matin, entre chien et loup, je croise beaucoup de pêcheurs mais ils ne me feront à aucun moment dévier de mon cap. Très doucement, le jour se lève, la visibilité est nettement meilleure et le vent a baissé d'un ton. Au loin, les côtes anglaises se profilent.

Nous ne sommes plus qu'à quelques milles quand nous croisons un chalutier de Saint-Brieuc qui nous donnera un petit coup de corne « de brume » amical.

Il est 11 heures, heure anglaise, quand nous laisserons glisser doucement notre ancre dans 3 mètres d’eau à Helford River. Nous avons mis 24 heures pour parcourir 124 milles.


Anne a été malade toute la journée du lendemain, et il nous fallut trois jours pour n'être plus vaseux.

 

 

Ne devrions-nous pas vendre le bateau ??????????

 

Nous en étions là de nos interrogations, quand nous voyons surgir devant nous, Ericante, un voilier que nous connaissons bien. Ils arrivent d’Irlande et viennent d’en faire le tour.

 

PHOTOS OCTOBRE 2011  

 

 

 

 

Photos de Bretagne Photos de Bretagne

 

 

 

 

 

 

 

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V
<br /> Vous avez suivi les 10 seances a l hopital des armées?<br /> <br /> <br /> C est drole parce que on en entend que du bien , de cette thérapie....<br /> <br /> <br /> Je me demandais si on était pas un peu dans la pub mensongere:-)<br />
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G
<br /> <br /> Nous avons, effectivement, suivi les séances de rééducation vestibulaire, et, ce n'est pas parce que nous n'avons pas eu les résultats escomptés que l'on peut discréditer cette thérapie.<br /> Nous saluons, ici, la conscience professionnelle de toute l'équipe.<br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Nous nous orientons, tranquillement mais surement, vers le meme type de retraite..Mon soucis est , apparement tout comme vous, le mal de mer, qui contrairement à ce que on constate generelement<br /> est un probleme masculin et pas du tout feminin chez nous...<br /> <br /> <br /> Avez vous donné suite à Brest à la therapie? Vous a t elle été vraiment profitable?<br /> <br /> <br /> Merci de me dire avant de me lancer dans la grande aventure.<br /> <br /> <br /> bien cordialement, Jc <br />
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G
<br /> <br /> Malheureusement, la thérapie de Brest n'a pas été très efficace, pour nous. <br /> <br /> <br /> Ceci ne nous empêche pas de vivre sur le bateau et d'adapter nos navigations,<br /> <br /> <br /> qui seront fatalement moins lointaines mais toutes aussi agréables.<br /> <br /> <br /> Bon vent !<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Conclure en disant vendre le bateau: vous me faites rire!! To sold the boat: i'm laughting!!!<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre