Nous quittons Helford River pour Fowey « prononcer Foye » puis Torpoint, St German River, Dandy Hole et Plymouth.
Nous sommes à Sutton Harbour marina, en plein centre de Plymouth, dans le quartier de Barbican.
Cette marina offre des services irréprochables tant, sur la qualité de l'accueil que la tenue des sanitaires, etc.
Bien sûr cela se paye !!!!!!!!!!!
Je dois bien avouer que nous avions quelque a priori sur les Anglais. Nous pensions, à tort qu’ils n’étaient pas spécialement accueillants.
Seulement, et déjà, deux mois, que nous sommes là. Nous avons déjà à notre actif de nombreuses connaissances toutes plus désintéressées les unes que les autres ce qui leur confère cette qualité.
Je n'énumérerai pas les qualités de chacun, à croire qu'ils rivalisent entre eux pour nous être le plus agréable possible.
Le premier jour de notre arrivée, une jeune femme, nous apporte du fromage français en guise de bienvenue, nous explique, avec forces gestes, qu’elle s’en va et que son fromage risque de perdre. C’est ce que nous croyons comprendre, car le motif de notre présence ici c’est justement d’apprendre cette langue qui nous fait cruellement défaut.
Le deuxième jour, trois gaillards arrivent pour quelques jours seulement, sur Mishka voilier de 9 m et se mettent sur notre catway. Ils apportent avec eux leur bonne humeur et nos premiers cours d’anglais. Hayden, Einard et Stafford.
Après leur départ, grand vide, heureusement comblé par Tehari II, voilier de 10 m, à son bord, Angela et Bob, l’apéritif semble être profitable à notre accent ! link
Arrive ensuite Ronine voilier de 6 m avec pour équipage, Gordon, qui envisage de passer l’hiver ici, nous ne serons pas seuls et nous pouvons aussi compter sur lui pour faire des progrès.
Mercy, Stéphanie et Claire, ont la responsabilité de l’entretien des sanitaires. Elles briquent du matin au soir, vous pouvez toujours passer à n’importe quelle heure, c’est absolument nickel.
Mais ce n’est pas tout, ne leur demander surtout pas où acheter du poisson car le lendemain vous êtes servis à bord et pas moyen de régler quoi que se soit.
Un autre jour, ce sera un plat typiquement anglais confectionné à la maison, et comme cela ne suffit pas, il y a la bouteille de vin qui va avec.
Bonne occasion pour moi de parler de la cuisine du pays, tant dénigrée outre Manche.
Je vous dis seulement, goûtez-y.
Mercy et Stéphanie
Terry, Mercy et Claire
Edouardo, portugais installé dans un super appartement donnant sur le port. Fan de motos, il en a six et court sur une Ducati.
Yvette, a vécu en France et remet en état un magnifique bateau de pêche pour en faire de l’hôtellerie.
Terry rencontré pendant l’America’s cup, s’avère être notre professeur attitré, nous l’avons souvent, ainsi que Sheila son épouse, le dimanche où nous passons de nombreuses heures à discuter de tout et de rien, meilleur moyen de progresser, outre sa gentillesse nous lui devrons un grand coup de chapeau.
Plymouth centre universitaire important, draine beaucoup d'étudiants étrangers, grâce au programme Erasmus. (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students)
Kinga fait partie de ceux-ci, elle est Polonaise, habite Katowice,
Etudes "arts et médias", avec une perspective "cinéma".
Dans le cadre de ses études elle a choisi de faire un reportage sur le monde de la pêche et de la voile. C'est ainsi que nous nous sommes connus.
Elle a monté un dossier impressionnant ayant pour cadre le "Gwenn Ha Du".
Elle reviendra avec Simon, habitant La Perrière près d'Alençon dans l'Orne. Simon suit des études d'ingénierie, électronique, robotique, aimerait s'adonner à la recherche historique. Le hasard des rencontres fait que nous nous étions déjà croisés à Mount Batten.
La fête continue, Peter, connu dès notre arrivée à Plymouth, se pointe un matin et nous emmène visiter l'abbaye de Buckland qui fut aussi la demeure de Francis Drake. link
Située, à vingt cinq kilomètres de Plymouth, dans un cadre verdoyant, cette ancienne abbaye a été restaurée grâce au concours du national Trust. link
Nous ne ferons aucun effort, aujourd'hui, c'est Peter qui s'y colle. Nous aimerions, parler anglais, comme lui maîtrise notre langue "mais ne rêvons pas" !
Il a bien d'autres cordes à son arc, l'aquarelle, la restauration et l'extension d'une bâtisse dont le seul titre ne représente pas la somme de travail accompli, le voilà préparant la publication d'un livre sur l'évolution qui s'est accomplie ce siècle dernier.
S'il n'y a pas de challenge à quoi bon !
Nous faisons, comme vous avez pu le remarquer, d'abondantes rencontres. Celle-ci, nous ne la prendrons pas en photo à bord car nous ne l'y inviterons pas. Trop gros, trop gras et surtout trop humide.
Il s'agit d'un phoque ou "seal" qui a pris ses quartiers dans le bassin de Sutton Harbour, là, où nous-mêmes avons élu domicile pour l'hiver.
Il y a aussi Potter, Yann, Mark, Tony et tous les autres dont nous n'avons pas encore les photos.
ACCUEIL CHALEUREUX DE LA POLICE BRITANIQUE
PREMIER REPAS
Gaz
Le branchement des bonbonnes de gaz françaises, n'est pas le même au Royaume-Uni, personne n'en sera surpris. Je n'ai pas non plus trouvé d'entreprise pouvant me remplir ma propre bonbonne. Quant au fait de faire le plein par gravitation, il n'en était pas non plus question dans la marina, c'est totalement interdit et répréhensible. Il me restait la solution d'acheter un embout anglais et le souder à un embout français de façon à avoir un adaptateur.
Novembre se profile, l’anglais, la musique, nous avons aussi repris à courir, l’hiver passera trop vite.
Belle surprise de revoir Haydn, sa femme et des amis, venus nous saluer, lors de leur voyage à Plymouth.
Un mois plus tard, il s'agit d'Einar, sa femme et des amis, qui, de passage à Plymouth, viennent nous rendre visite.
Laure et John, ont également passé une soirée avec nous. Ils venaient en voisin, leur voilier étant dans la même marina.
Apothéose, Edouardo nous invite à passer d'une année à l'autre, chez lui, avec ses amis, devant un succulent plat avec lâcher de montgolfières.