TRAITEMENTS ET CAUSES DU MAL DE MER
-le système vestibulaire : des capteurs dans l’oreille interne ,reliés à des centres dans le tronc cérébral, à l’origine de la stabilisation du corps, de la tête et du regard.
-la vision : les voies nerveuses donnent naissance à 2 fonctions complémentaires, mais indépendantes , la vision focale (assurant la reconnaissance des objets) et la vision ambiante (impliquée dans l’orientation du sujet par rapport à l’environnement)
L’élément déclenchant
C’est la résultante d’un conflit entre :
les diverses informations sensorielles
On incrimine ainsi :
-l’excitation trop intense des récepteurs sensoriels
-le défaut de concordance entre les diverses informations concourant à l’équilibre. Même si tous ces systèmes coopèrent , il y prédominance du rôle du système vestibulaire, soumis à des mouvements d’une complexité qu’on ne retrouve que dans les voyages à dos de chameau !
Il y a en effet plusieurs axes de mouvement : tangage , roulis
Mais jouent aussi :
-des informations auditives discordantes
-fragilité psychique
-ballotement des viscères abdominaux
-abus d’alcool, tabac
-fatigue, froid
-odeurs nauséabondes
-sensibilité individuelle
Les signes cliniques
Annonciateurs : impression diffuse de malaise et de déséquilibre, sensation de tête vide, céphalées, pâleur, sudation, hypersalivation, bâillements répétés, parfois éructations.
Les nausées, accompagnées de sueurs froides précèdent de peu les vomissements, d’abord alimentaires amenant un soulagement provisoire, puis bilieux, de plus en plus pénibles à mesure qu’ils se répètent, avant d’être remplacés par des spasmes gastriques « à sec » encore plus difficiles à supporter. Pour éviter, grignoter du pain sec et boire.
Les vomissements s’accompagnent de troubles divers : sensation de déséquilibre, vertiges, troubles oculomoteurs, incoordination motrice, ralentissement psychomoteur, désintérêt, somnolence, voire aboulie et prostration.
On peut noter également une légère baisse de la tension artérielle et de la température, une bradycardie (ralentissement cardiaque) et en cas de troubles prolongés : déshydratation et acidification du sang.
Les complications proprement dites sont le fait de la décompensation d’états préalables particuliers :
-accouchement prématuré
-déstabilisation d’une insuffisance cardiaque, d’un œdème pulmonaire
-hémorragie digestive, perforation d’ulcère gastrique …
En dehors de ces formes compliquées exceptionnelles, le mal de mer peut revêtir divers aspects suivant :
-son intensité -sa durée -ou les circonstances de survenue : simple sensation de malaise transitoire tendance à la somnolence, petits symptômes n’empêchant pas de travailler mais pouvant tout de même mettre en cause la sécurité de tous , du fait du poste occupé (barreur, équipiers d’un bateau de plaisance). A l’opposé l’intensité et la prolongation des troubles peuvent aboutir une prostration clouant le navigateur au fond de sa couchette.
La durée de l’affection est très variable :
-pouvant s’améliorer spontanément en 48h
-mais pouvant aussi se prolonger pendant tout le voyage
-voire persister après le débarquement
La sensibilité de chaque individu constitue un autre critère indépendant.
Il existe quelques sujets privilégiés indemnes, mais la plupart des individus, même amarinés, sont atteints à partir d’un certain seuil.
En dehors du roulis et des déplacements hélicoïdaux, c’est la sensation d’arrêt avec changement de direction , soudain et inattendu, transmise par le tangage , qui est la plus difficile à supporter.
Il existe un dernier aspect particulier,qu’on pourrait appeler « mal de terre ». Il touche lors du débarquement des individus parfaitement accoutumés aux mouvements du bateau. Après arrêt brutal des afférences sensorielles escomptées par les centres cérébraux, apparaissent des sensations vertigineuses larvées, associées parfois à des troubles de la marche le plus souvent de brève durée.
TRAITEMENT DU MAL DE MER
Traitement curatif
Les produits injectables sont possibles : Atropine, Métoclopramide (Primperan), Vogalène, Scopolamine.
Ainsi que la correction d’une déshydratation.
On peut utiliser des formes suppositoires (Vogalène, Primperan) et envisager éventuellement en cas d’aggravation le débarquement du malade.
Dans les cas bénins, heureusement les plus nombreux :
Allonger le malade
Lui faire boire de petites quantités d’eau et de jus de fruit
Utilisation des médicaments préventifs en sirop ou en suppositoires, éventuellement système transdermique de Scopolamine(d’effet aléatoire et encore pas avant 2 ou 3h).
Traitement préventif
A distance du voyage : essayer d’avoir le « pied marin », s’amariner , apprendre à prévoir les mouvements du bateau , à y adapter ses attitudes pour les accompagner.
Antoine préconise d’habiter sur son bateau, même sur les canaux. Je le rejoins sur ce point « et bien d’autres, d’ailleurs »
Avant l’embarquement : il existe des recettes aussi nombreuses que folkloriques, le verre d’eau de mer, la cuillerée d’huile d’olive, la tranche de pain rassis, la biscotte, le chewing gum et de nombreux médicaments peuvent être utilisés.
C’est l’occasion de faire une place aux bracelets agissant au niveau du poignet par pression sur les points chenn-men et nei-koann, voués respectivement au traitement du trac , de l’angoisse et des vertiges. Cela ou pisser dans un violon, si vous voyez ce que je veux dire !
Traitement homeopathique : Cocculus indicus 7CH (4 granules par 24h).
Les médicaments :
Antihistaminiques seuls : Dramamine, Nausicalm, Marzine, Nautamine, vasouillard, ce n’est pas le nom du médicament mais l’effet produit sur moi.
associations : Mercalm, Transmer
Scopolamine (comprimés ou dispositif transdermique)
Scoporderme.Exellent, mais attention aux contres indications.
Stugeron 15 mg. Introuvable en France mais présent dans tous les pays limitrophes. Antihistaminiques à base de cinnarizine, substance utilisée par la Nasa.
Posologie: 2 tablets 2 heures avant le départ puis 1 toutes les huit heures. The must.
Novadim 50 mg. Dimenhydrinate,
Posologie: 1 comprimé ½ heure avant le départ puis toutes les six heures.
TOUS CES MEDICAMENTS ONT DES CONTRE INDICATIONS
A bord :
Les mouvements du bateau sont de moindre amplitude au centre qu’aux extrémités du bateau, et au niveau de la flottaison qu’à fond de cale ou sur le pont. Par contre on est mieux sur le pont où l’on s’aide avec le repère visuel de l’horizon que dans une cabine.
La position couchée ou demi-assise , tête dirigée dans l’axe du bateau est recommandée.
L’alcool est déconseillé , même en dehors de la prise de médicaments
Eviter dans la mesure du possible certaines odeurs : poisson, cuisine, tabac, fuel…
Les ennemis du plaisancier sont le froid, l’humidité, la fatigue , la faim, le manque de sommeil, d’où l’importance de l’équipement et dans la mesure du possible la nécessité de s’amariner progressivement par des sorties de courte durée.
Mais quand on aime !!!!!!
Novembre 2010,
Nous avons eu la chance de pouvoir bénéficier d'une désensibilisation au mal de mer, à l'hôpital Clermont-Tonnerre de Brest. Le docteur Bonne, chirurgien, en assurait le bon déroulement. Qu'il me soit permis, ici, de le remercier pour son professionnalisme, sa passion et son remarquable humanisme. Il est des êtres rares que nous avons, parfois, la chance de croiser.
Il s'agit en fait de "rééducation vestibulaire", adaptée à la naupathie.
Pendant deux semaines, à raison, d'une séance de vingt minutes par jour. Ces séances sont pénibles car on y ressent les mêmes symptômes que ceux ressentis en mer "pourtant au deuxième étage d'un immeuble". Après une série complète d'examen commencent les séances. La première nous a vu repartir, non sur nos vélos, mais les tenant à la main tellement nous étions affaiblis. Je vous ferai grâce d'un récit circonstancié de tous les autres jours, ceux-ci se ressemblant sensiblement. Pour ceux qui voudraient approfondir la question, suivre ce lien :
http://www.vestibulaire.com/La-stimulation-optocinetique-Optokinetic-stimulation_a14.html
Je rappelle aussi qu'il y a différent stade de "mal de mer". Il s'agit en ce qui nous concerne, non pas d'un mal être, mais d'une forme grave de cinétose avec pour conséquence une incapacité quasi complète de pouvoir, penser, agir, réagir donc de naviguer avec un minimum de sécurité. Suite à ces séances, je suis aussi convaincu que c'est bien un phénomène mécanique et non une cause psychologique facteur principal déclenchant.
Un an après, les résultats son mitigés. Sur les quatre personnes de notre groupe,
Fatima un léger mieux,
Phil, pire qu'avant,
Anne, pas d'amélioration,
JP, un léger mieux.
Octobre 2012
Du nouveau contre le mal de mer, mal des transports "seasickness".
Boarding ring, c'est-à-dire, anneau d'embarquement, est un dispositif médical breveté, "Médical device label CE/classe 1".
Nous aurons tout le loisir de les tester au printemps prochain. L'inventeur nous en ayant confié une paire.
Dès le bateau remis à l'eau, probablement vers le mois d'avril, nous vous ferons part de nos impressions, favorables ou défavorables. Sachant, que, ce qui réussit à l'un peut très bien être inefficace sur tel autre.
Lien : link
Vivement le printemps !!!
Nous sommes désolés, d'avoir à vous annoncer, que nous n'avons pas eu le résultat escompté avec les lunettes "Boarding ring".
Le principe n'est pas contraignant, les lunettes tiennent bien, coupent du vent et ne posent aucun problème avec les lunettes de vue.
Ne pas négliger cette piste qui peut s'avérer efficace.
Réponse à notre courrier d'hubert Jeannin
Hubert JEANNIN
L'espoir renaît....................
Depuis, silence radio.
Nos lunettes se sont desséchées le liquide évaporé
Nous ne testerons plus aucun nouveau produit miracle.
Nous utilisons avec satisfaction le Stugeron 15mg.
Breizhou, Anne et jp